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À LA CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE :

 

QUAND FELLINI RÊVAIT DE PICASSO

DU 3 AVRIL AU 28 JUILLET 2019

Cinémathèque française – 51 Rue de Bercy, 75012 Paris

Le scénario

L’exposition Quand Fellini rêvait de Picasso souhaite faire découvrir au public l’admiration profonde que Fellini vouait au maître de la peinture en mettant en lumière les nombreuses affinités qui existent entre ces deux créateurs. Cette rencontre artistique ne se veut pas comparative. Il s’agit d’un dialogue intériorisé qui a fécondé l’œuvre cinématographique de Fellini, par-delà les médiums, la distance géographique et le temps, à travers des sujets que le réalisateur partage avec Picasso : la femme, la sexualité, le cirque, mais aussi l’Antiquité, la danse et la corrida… Pénétrer les lieux de leur imaginaire permet de mieux comprendre les processus créatifs communs aux deux artistes jusqu’à les envisager sous un jour nouveau. Maître incontesté de la peinture moderne et Maestro du septième art, Picasso et Fellini ont su élaborer leur propre mythe avec un art soutenu de la mise en scène et la complicité de grands photographes (Edward Quinn, André Villers, Tazio Secchiaroli, Gjon Mili…).

Un casting de rêve

On convoque spontanément l’histoire de l’art pour décrire le cinéma de Fellini, dont la critique n’a pas manqué de relever la qualité picturale : tour à tour baroques ou bruegheliennes, les grandes toiles que le Maestro brosse de la société italienne des années 1950 aux années 1980 mettent en scène des personnages exubérants dans un décor de plus en plus apocalyptique comme seul Jérôme Bosch sut en inventer. Ces références artistiques, assumées et même revendiquées par Fellini, ne doivent pour autant occulter une autre source majeure d’inspiration dans le processus créatif fellinien, celle de Picasso. Le maître de la peinture moderne accompagne Fellini dès ses premiers films : si Les VitelloniLa Strada et Les Nuits de Cabiria sont en noir et blanc, ils sont néanmoins teintés des périodes bleue et rose de Picasso, faisant écho à l’univers du peintre, où se côtoient comédiens, saltimbanques, prostituées et petits escrocs… Toute une humanité mélancolique.

Fellini démarre sa carrière comme caricaturiste pour l’hebdomadaire Marc’Aurelio dans lequel il tient une rubrique entre 1939 et 1943, tout en écrivant de temps à autres pour le cinéma avant de s’y consacrer entièrement comme assistant-scénariste – notamment de Rome, ville ouverte (1945) de Rossellini. En 1955, soit deux ans après la grande exposition que Rome consacra au peintre espagnol à la Galleria nazionale d’arte moderna, Fellini, dans Il Bidone, attribue le surnom de « Picasso » au personnage de Raoul, un peintre raté : par cette forme de transgression vis-à-vis de cette figure totémique, le réalisateur semble déjà dialoguer avec Picasso, qu’il reconnaîtra des décennies plus tard comme le génie et démiurge par excellence.

Retrouvez toutes les informations sur l’exposition

 

La cinémathèque française – 51 Rue de Bercy, 75012 Paris
Métro Bercy Lignes 14 6

 


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