Prochaines séances

Les séances ont lieu à la salle Raimu du Centre Maurice Ravel, 25 avenue Louis Breguet, 78140 Vélizy-Villacoublay

 


 

Vendredi 10 mai à 21h

Cold War

de Pawel Pawlikowski

Drame romanesque / Pologne – Angleterre – France / 1h28 / 2018 / VOST

Avec Joanna Kulig, Tomasz Kot, Borys Szyc

Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes 2018

 

 

 

Pendant la guerre froide, entre la Pologne stalinienne et le Paris bohème des années 1950, un musicien épris de liberté et une jeune chanteuse passionnée vivent un amour impossible dans une époque impossible.

 

 

 

 

« Un film glamour et chaleureux, un noir et blanc proche des photos Harcourt qui cependant chatoie et ne renonce jamais à la profondeur de champ, un passé reconstitué qui ne fige en rien l’histoire, un «réalisme poétique» comme on disait de Marcel Carné plutôt pour fustiger son académisme, mais dont ici la séduction romanesque opère à plein et n’oblitère pas le cœur battant des personnages : est-ce seulement possible ? »  Libération

« Le cinéaste filme cet amour comme une malédiction, à travers des scènes où le plaisir et la mélancolie ne font qu’un. Des scènes à la fois intenses et un peu irréelles, comme les fragments distanciés d’un rêve ou d’un passé dont on ne voudrait garder que les souvenirs essentiels, douloureux et heureux. »  Télérama

Bande annonce :

 


Vendredi 24 mai à 21h

Amanda

de Mikhaël Hers

Drame / France / 1h47

Avec Vincent Lacoste, Isaure Multrier, Stacy Martin

 

 

 

 

 

 

Paris, de nos jours. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre différents petits boulots et recule, pour un temps encore, l’heure des choix plus engageants. Le cours tranquille des choses vole en éclats quand sa sœur aînée meurt brutalement. Il se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda.

 

 

« Le film nous pique au cœur, comme nous cueille la jeune actrice Isaure Multrier, incarnation bouleversante, jusqu’à une épiphanie finale qui la cadre, radieuse, gorgée d’avenir. »  Les Inrockcuptibles

« Un mélodrame magnifique sur l’apprivoisement de deux êtres. »  Télérama

« Mikhael Hers signe un long métrage très émouvant. Vincent Lacoste est toujours au sommet. »  Le Figaro

« De ce climat de violence et de fragilité, le cinéaste tire une élégance qui lui est propre. Une pudeur qui se manifeste à travers un art de l’ellipse et de la respiration dont on ne peut que lui savoir gré. »  Le Monde

Bande annonce :

 


Vendredi 14 juin à 21h

Carmen

de Francesco Rosi

Opéra / Italie – France / 1984 / 2h32

Musique : Georges Bizet / D’après une nouvelle de Prosper Mérimée

Avec Julia Migenes, Plácido Domingo, Ruggero Raimondi

A Séville, Carmen séduit le brigadier Don José, qui se fait déserteur pour la rejoindre. Mais la belle gitane s’éprend du torero Escamillo, pour le plus grand désespoir de Don José.

 

 

L’opéra Carmen a été joué pour la première fois le 3 mars 1875 à l’Opéra-Comique de Paris. C’est devenu l’un des opéras français les plus joués mais aussi les plus adaptés de tous les temps. Considérées comme les deux plus grandes cantatrices de ces deux derniers siècles, Maria Malibran et Maria Callas ont, à leur époque, interprété le rôle principal de ce drame lyrique.

Rosi choisit 1875 pour la période et tourne entièrement en Andalousie, en utilisant Ronda, Carmona et Séville elle-même pour simuler la Séville de cette époque. Il a travaillé avec son collaborateur de longue date, le directeur de la photographie Pasqualino De Santis, et avec Enrico Job supervisant les décors et les costumes.

Dès la fin des années 70, l’opéra-film connaît un regain de faveur. Si le metteur en scène et cinéaste Franco Zeffirelli y prend part, avec La Traviata et Otello, c’est surtout le producteur français Daniel Toscan du Plantier, grand lyricomane, qui enrichit le genre. Il parvient en effet à convaincre plusieurs cinéastes majeurs de livrer leur version d’un chef d’œuvre du répertoire lyrique. Après Joseph Losey pour Don Giovanni, avant Andrei Zulawski pour Boris Godounov et Luigi Comencini pour La Bohème, il intéresse Francesco Rosi à Carmen. Le film qui en résulte constitue l’un des plus grands succès commerciaux du genre. Et d’un point de vue artistique, l’entreprise est aussi une réussite.

La qualité de l’interprétation musicale a en effet été aussi soignée que la dimension visuelle. Sous la baguette de Lorin Maazel, une version intégrale (avec dialogue) de Carmen a été enregistrée avec les artistes choisis pour l’occasion, en l’occurrence deux chanteurs d’opéra extrêmement populaires (Placido Domingo dans le rôle de Don José, Ruggiero Raimondi dans celui d’Escamillo) et une chanteuse hors-norme, qui a mené une carrière entre Broadway et le Volksoper de Vienne : Julia Migenes Johnson. Cette dernière compose une Carmen plus vraie que nature, sensuelle et charismatique. Le succès du film, tourné dans des décors naturels en Espagne, va d’ailleurs faire de Migenes une véritable star, qui chantera encore quelques années sur les scènes d’opéra avant de privilégier les tours de chant et le «cross-over».

Le film-opéra, pour sa part, connaîtra encore quelques réussites isolées, comme une Madame Butterfly réalisée par Frédéric Mitterrand, et une Tosca filmée par Benoît Jacot, avant d’être éclipsé par le développement des captations télévisées de spectacles scéniques pour les écrans de cinéma et de télévision.

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