Prochaines séances

Soldat Bleu
(Soldier blue)

de Ralph Nelson

États-Unis / 1970 / 1h52 / VOST / Western

Avec Candice Bergen, Peter Strauss, Donald Pleasence et John Anderson  

Une colonne de l’armée américaine escortant un important convoi de fonds est attaquée par des Cheyennes. La bataille vire au massacre : les militaires sont impitoyablement exterminés. Seuls survivent un jeune soldat fraîchement incorporé, Honus Gent, et Cresta Maribel Lee, jadis enlevée par les Cheyennes, relâchée par le chef de la tribu (qui l’avait prise pour femme), dans le but de rejoindre son fiancé, un officier d’état-major…

Réalisé en 1970, Le Soldat bleu participe, à l’instar du Little Big Man de Arthur Penn sortit la même année, d’une vague de films plus engagés née sur les cendres du flower power. Cette année-là, la guerre du Vietnam devient de plus en plus impopulaire et suscite de nombreux rassemblements antimilitaristes un peu partout dans le monde.

Ultra médiatisé, ce conflit révèle au monde toutes les horreurs perpétrées, amplifiant son côté illégitime à l’instar du massacre des Indiens en son temps, auquel certains faits d’armes de l’armée américaine au Vietnam renvoient irrémédiablement.

Le western des années 70 acquiert alors une portée allégorique, dénonçant les massacres présents en évoquant ceux du passé. Ce faisant, il s’inscrit dans la continuité des rares westerns pro-indiens ayant vu le jour une vingtaine d’années plus tôt, comme La Flèche brisée de Delmer Daves (1950).

Cette œuvre limite atteste de la liberté dont jouissaient les cinéastes à l’époque du nouvel Hollywood, période bénie où les producteurs hollywoodiens lâchèrent la bride et où les films, libérés du carcan du Code Hays, purent rivaliser d’audace narrative et d’inventivité formelle. Cette époque est bien révolue, et on peinerait à retrouver la virulence et la férocité d’un Soldat bleu dans les lénifiantes productions actuelles. Pourtant, l’impérialisme américain est-il moins condamnable en 2025 qu’en 1970 ?

« Un western très dur, avec des scènes impressionnantes. Très grand film » 

Le Figaro

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FLOW
Le chat qui n’avait pas peur de l’eau

de Gints Zilbalodis

France-Belgique-Lettonie / 2024 / 1h25 / Animation

Dans un monde où l’humanité semble avoir disparu, un petit chat noir tente de survivre à une montée des eaux généralisée. Alors que son foyer est submergé, il trouve refuge sur un bateau à voile, occupé par un capybara lymphatique, rejoint ensuite par un lémurien collectionneur, un labrador très joueur et un messager sagittaire blessé, ces trois derniers abandonnés par les leurs. S’entendre avec ses nouveaux compagnons est, pour le chat de nature solitaire, un défi plus grand que surmonter sa peur de l’eau.

 Une fresque majestueuse et épique. » 

L’Obs

« Le résultat est une épopée bluffante qui méritait amplement sa sélection au dernier Festival de Cannes, dans la sélection Un certain regard. »

Le Point

« Un choc esthétique et une ode hypnotique à la nature. » 

Télérama

« Une puissance visuelle inouïe »

Ouest France

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Soirée Jazz
avec le Jazz Band de l’École de Musique de Vélizy

Le Jazz Band de l’Ecole de Musique et de Danse de Vélizy-Villacoublay vous propose un concert jazz and blues (durée : 35 minutes). Programme communiqué bientôt sur le site du Ciné-Club de Vélizy. 18 musiciens. Direction : Gill’s Boulay.

de Bruce Weber

Documentaire / Etats-Unis  /  2008  /  2h  /  Version restaurée de 2024

Le film évoque la vie du célèbre trompettiste Chet Baker lors de son parcours de l’Oklahoma à la Californie et de New York à l’Europe, pendant les années 50. À travers les passionnants témoignages de sa famille, de ses amis et de musiciens du mouvement jazz de la Côte Ouest, le film suit le grand jazzman jusqu’en 1987, un an avant sa mort.

Le réalisateur ne se contente pas de braquer sa caméra sur Chet Baker, il nous montre un homme qui brûle de l’intérieur et nous donne à partager cette flamme incroyable. Un doc passionnant et rarement visible.

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38ème Festival du Court Métrage de Vélizy-Villacoublay

Produit par l’Onde, organisé et animé par le Ciné-Club de Vélizy, avec le concours d’UGC Ciné Cité Vélizy

Produit par l’Onde, organisé et animé par le Ciné-Club de Vélizy, avec le concours d’UGC Ciné Cité Vélizy

Ce grand événement annuel propose le meilleur de la production actuelle et rassemble tous les genres : comédie, drame, fantastique, animation…

Cette édition 2026 vous propose 3 soirées exceptionnelles :

Jeudi 21 mai, à UGC Vélizy à 20h30 :

Best of Vélizy : une sélection de 7 courts métrages qui ont reçu prix du public et prix du jury durant les éditions passées. Durée : 1h40

Vendredi 22 mai à l’Onde à 20h30 :

Compétition nationale de « premières œuvres » en compétition pour le Prix du Public.  Durée : 2h15

Samedi 23 mai à l’Onde à 20h30 :

Compétition nationale avec 12 autres films en compétition pour le Prix du Public et le Prix du Jury.  Durée : 2h45

Tarifs :

Jeudi 21 mai 2026 à 20h30 / UGC Ciné Cité Vélizy : 10 €

Vendredi 22 et samedi 23 mai 2026 à 20h30 à l’Onde : 12 € / forfait 2 soirées : 17 €

Réservations conseillées à l’Onde : 01 78 74 38 60 / labilletterie@londe.fr

Les détenteurs du Forfait Saison 2025 2026 (nominatif) du Ciné-Club de Vélizy se verront remettre un billet « gratuit » à UGC le 21 mai au soir et à l’Onde dès aujourd’hui pour les séances des 22 et 23 mai.


Docteur Jerry et Mister Love

de Jerry Lewis

États-Unis / 1963 / 1h47 / VOST / comédie fantastique

Avec Jerry Lewis, Stella Stevens, Kathleen Freeman

Le professeur Kelp est un professeur de chimie très maladroit. Ses cours sont plus distrayants qu’instructifs. Secrètement, il prépare un élixir grâce auquel il se transforme en crooner séduisant, sûr de lui, répondant au nom de Buddy Love. Ce double n’a pas la gentillesse ni les bonnes manières du professeur. Très vite, ce dernier a du mal à le maîtriser…

De son propre aveu, Jerry Lewis s’est inspiré de son ancien partenaire, le crooner Dean Martin, pour créer le « monstre » du film, le séducteur Buddy

Pour mieux comprendre le film, il faut rappeler que Jerry Lewis connut aux États-Unis, dans les années 1955-60, un grand succès, en compagnie de Dean Martin, à travers de très nombreux films comiques. Dans leur duo, il était l’élément gaffeur, grimaçant et ahuri, cependant que Dean Martin jouait le chanteur de charme à la voix de velours, irrésistible séducteur des femmes. 

Sans doute faut-il voir dans cette expérience du duo qui tournait toujours à son désavantage – car il n’était que le faire-valoir du crooner gominé à la voix de miel, Dean Martin – la source de ce film sur le dédoublement de la personnalité. Toujours est-il que Jerry Lewis reprend ce thème classique qu’il emprunte à L’Etrange cas du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde (roman de Stevenson déjà adapté au cinéma par Victor Fleming en 1941). Mais il le fait avec une grande subtilité pour mieux illustrer son propos. Alors que Stevenson transforme l’honorable Docteur Jekyll en un monstrueux Mister Hyde, Jerry Lewis garde bien le même thème de la métamorphose, mais il la fait opérer à l’envers : c’est le monstre (Dr Julius) qui devient le bellâtre (Mr Love) !

L’inspiration autobiographique est manifeste, car le personnage qu’il joue lui-même, le professeur Kelp (sans doute faut-il lire plutôt Help, c’est-à-dire au secours), il le montre laid, ridicule et maladroit dans la vie quotidienne (comme il apparaissait lui-même dans son duo avec son partenaire) avant de le transformer, la nuit, en ce séducteur beau et élégant, chanteur suave et véritable bourreau des cœurs, Mister Love – qui évoque irrésistiblement le Dean Martin du même duo, mais caricaturé avec ses cheveux gominés luisants et moqué pour son personnage insupportable, infatué de lui-même et méprisant. On aura également remarqué que son propre prénom, Jerry, s’inscrit dans le titre même du film.

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Évanouis
(Weapons)

de Zach Cregger  

États-Unis / 2025 / 2h08 / VOST / drame fantastique / thriller

Avec Josh Brolin, Julia Garner, Alden Ehrenreich

Lorsque tous les enfants d’une même classe, à l’exception d’un, disparaissent mystérieusement la même nuit, à la même heure, la ville entière cherche à découvrir qui (ou quoi) est à l’origine de ce phénomène inexpliqué.

Zach Cregger s’est fortement inspiré du film choral Magnolia (2000) de Paul Thomas Anderson pour structurer Weapons comme une épopée émotionnelle chorale et complexe, bien au-delà du simple thriller. C’est le second long métrage du réalisateur Zach Cregger après l’horrifique Barbare (2022), sorti en France sur la plateforme Disney +.

« Ce conte nocturne amplifie les qualités du film précédent du cinéaste, Barbare (2022), dans sa façon d’exacerber la tension à partir de menus détails quotidiens, comme dans son attention aux traces de la middle class, ramenée peu à peu à l’état de limbes. »

Cahiers du Cinéma

« La force d’Évanouis tient moins à son mystère qu’à son récit choral, dépeignant une angoisse collective aux relents politiques passionnants (et parfois très drôles).

Écran Large

« Cregger joue magnifiquement des seuils de confusion ou de bascule entre veille et sommeil. » 

Le Monde

« Le changement de registre donne au cinéaste les moyens de peindre une fresque plus large sur l’Amérique d’aujourd’hui, par le moyen d’un récit choral extrêmement maîtrisé, multipliant les sous-intrigues sans perdre de vue la disparition des dix-sept enfants. » 

Les Inrockuptibles

« Zach Cregger a plus que mérité ses galons de nouveau prodige de l’horreur, participant à l’extraordinaire dynamisme du genre. Devenu pourvoyeur majeur de récits originaux dans un Hollywood dominé par les adaptations, les suites et les remakes. » 

Le Figaro

« Tout simplement l’un des meilleurs films de l’année 2025 qui propose un vrai moment de cinéma, loin des téléfilms qui inondent les grands écrans. Idée géniale : mêlée dans une scène « culte » burlesque et horreur »

Ciné-Club de Vélizy

Bande annonce :


Vendredis 30 janvier, 6 et 13 février, 13 et 27 mars, 10 avril, 5 et 12 juin 2026

38ème Festival du Court Métrage de Vélizy-Villacoublay :

  • jeudi 21 mai : best of Festival de Vélizy à l’UGC Ciné Cité Vélizy
  • vendredi 22 et samedi 23 mai : compétitions nationales à l’Onde

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