Prochaines séances

Les séances ont lieu à la salle Raimu du Centre Maurice Ravel, 25 avenue Louis Breguet, 78140 Vélizy-Villacoublay

 


vendredi 2 décembre 2022 à 21h

avec Amnesty International

La Ruche

de Blerta Basholli

Drame / Kosovo / 2021 / 1h23 / VOST

Avec Yllka Gashi, Cun Lajci, Aurita Agushi

 

à l’issue de la projection le débat sera assuré par Sofi Danos, du Relais Régional de la Commission « Droits des Femmes » d’Amnesty International France.

 

Le mari de Fahrije est porté disparu depuis la guerre du Kosovo. Outre ce deuil, sa famille est également confrontée à d’importantes difficultés financières. Pour pouvoir subvenir à leurs besoins, Fahrije a lancé une petite entreprise agricole. Mais, dans le village traditionnel patriarcal où elle habite, son ambition et ses initiatives pour évoluer avec d’autres femmes ne sont pas vues d’un bon œil. Fahrije lutte non seulement pour faire vivre sa famille mais également contre une communauté hostile, qui cherche à la faire échouer.

« Le miel et la guerre, l’émotion et l’Histoire, la souffrance et l’espoir, tout se conjugue pour une œuvre d’une force rare »  L’Obs

« La cinéaste kosovare Blerta Basholli s’inspire de la vie d’une femme bien réelle pour un film superbe qui a été primé dans plusieurs festivals »  Sud Ouest

« La retenue de la réalisation (plans séquences à juste distance, caméra portée sans affectation, couleurs nuancées) est au diapason tamisé de la remarquable Yllka Gashi » Positif

« Au-delà de sa dimension féministe, La Ruche captive aussi par son évocation des cicatrices de l’histoire dès sa première scène : un plan-séquence impressionnant où Fahrije ouvre avec fébrilité les sacs dans lesquels ont été glissés les restes d’un charnier » Télérama

« La Ruche coche toutes les cases du « film à sujet » au moyen d’un récit programmé d’émancipation féminine cherchant à porter un message universel. Le film est bien plus convaincant quand il ose s’écarter du scénario pour se focaliser sur le quotidien du village, les relations entre voisins ou au sein des familles, où certains habitants jouent leur propre rôle » Cahiers du Cinéma

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vendredi 13 janvier 2023 à 21h

Un coup de Maître

de Gastón Duprat

Comédie dramatique / Espagne et Argentine / 2019 / 1h40 / VOST

Avec Guillermo Francella, Luis Brandoni et Raúl Arévalo  

Arturo est le propriétaire d’une galerie d’art à Buenos Aires, un homme charmant, sophistiqué mais sans scrupules. Il représente Renzo, un peintre loufoque et torturé qui traverse une petite baisse de régime. Leur relation est faite d’amour et de haine. Un jour, Renzo est victime d’un accident et perd la mémoire. Profitant de cette situation, Arturo élabore un plan osé pour les faire revenir sur le devant de la scène artistique.

 

« Le monde de l’art moderne est ridiculisé, les personnages sont hauts en couleur, l’humour se savoure comme un Mendoza grand cru. Gastón Duprat bastonne, et c’est jubilatoire. Les acteurs se régalent. Nous aussi. » Le Nouvel Observateur

« Plus fort que la toile de Banksy qui s’autodétruit, le nouveau film de Gastón Duprat croque avec humour le monde de la culture. » Le Point

« Réalisé par la même équipe que « Citoyen d’honneur », qui racontait l’histoire d’un écrivain célèbre revenant dans sa petite ville natale, « Un Coup de maître » a le même humour caustique et malin. Ses personnages sont toqués à souhait et les dialogues très drôles. Et au final, ce film plein d’esprit a aussi beaucoup de cœur. » Le Parisien

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vendredi 3 février 2023 à 21h

Arrête-moi si tu peux

de Steven Spielberg

Comédie dramatique / Etats-Unis / 2003 / 2h21 / VOST

Avec Leonardo DiCaprio, Tom Hanks, Christopher Walken et Nathalie Baye

Dans les années soixante, le jeune Frank Abagnale Jr. est passé maître dans l’art de l’escroquerie, allant jusqu’à détourner 2,5 millions de dollars et à figurer sur les listes du FBI comme l’un des dix individus les plus recherchés des Etats-Unis. Véritable caméléon, Frank revêt des identités aussi diverses que celles de pilote de ligne, de médecin, de professeur d’université ou encore d’assistant du procureur. Carl Hanratty, agent du FBI à l’apparence stricte, fait de la traque de Frank Abagnale Jr. sa mission prioritaire, mais ce dernier reste pendant longtemps insaisissable…

 

« D’une histoire vraie, Spielberg a fait un de ses films les plus personnels. Et cette comédie se révèle sa plus profonde rêverie autour de l’enfance et de ses sortilèges. » Télérama

« Dans des décors follement sixties, Leonardo Di Caprio, incroyablement séduisant, et Tom Hanks, bourru-bougon épatant, foncent à cent à l’heure et nous entraînent à leur suite dans l’éternelle histoire racontée par Spielberg, de E.T., l’extra-terrestre à AI, intelligence artificielle : celle d’un petit garçon perdu sans sa famille et qui se cherche un papa, ou au moins un ami. » Aden

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vendredi 10 février 2023 à 21h

La Loi du Silence (I Confess)

d’Alfred Hitchcock

Thriller / Etats-Unis / 1953 / 1h35 / VOST

Avec Montgomery Clift, Anne Baxter, Karl Malden

Au Québec, un homme revêtu d’une soutane abat un avocat pour lui dérober son argent. Le soir du drame, il se confesse auprès du père Michael Logan, sur lequel se portent immédiatement les soupçons. Arrêté, mais lié par le secret de la confession, le père Logan se tait…

 

Film considéré comme mineur dans la filmographie d’Alfred Hitchcock, La Loi du silence concentre pourtant toutes les thématiques qui ont fait la force de son cinéma : transfert de culpabilité, frustration sexuelle et introspection sont au menu de ce film servi par une magnifique photo et l’interprétation magistrale de Montgomery Clift.

La Loi du silence se rapproche de L’Inconnu du Nord-Express : l’enjeu est construit autour du même processus d’échange de meurtres, mais dans un contexte radicalement différent. Ici, le Père Logan (interprété par Clift) confesse Keller, son propre employé. Ce dernier avoue avoir tué un homme pour lui soutirer de l’argent. Le prêtre décide de se taire afin de ne pas trahir la confession. Mais la machine judiciaire finit par se retourner contre lui, l’accusant d’un crime qu’il pourrait lui-même avoir souhaité afin de protéger son ex-fiancée Ruth (Anne Baxter)…

Interrogé par la police, le prêtre, prisonnier du secret de la confession, ne peut révéler quoi que ce soit à la justice et donc est très vite soupçonné, car des témoins ont vu sortir un ecclésiastique du cabinet de l’avocat assassiné. D’où le transfert : à partir du moment où le meurtrier s’est confessé religieusement, il recouvre son innocence, ce qui conduit le prêtre à endosser involontairement sa culpabilité. Une telle utilisation du procédé ne pouvait fonctionner qu’auprès d’un public catholique, minoritaire dans les pays anglophones, ce dont le cinéaste s’est rendu compte trop tard. D’où l’échec commercial du film, en particulier aux États-Unis. Avec le temps et à la lumière de l’ensemble des films du maître, on ne peut cependant qu’être impressionné par la qualité de sa réalisation, qui épouse très efficacement le point de vue du protagoniste, en parfaite corrélation avec le jeu très intériorisé de Clift. Une mise en scène, en outre, fort expressionniste par ses cadrages très composés et ses éclairages contrastés, qui troublent beaucoup les personnalités du coupable et de la victime. Un film qui est donc loin d’être mineur.

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vendredi 17 mars 2023 à 21h

Il était une fois la Révolution

de Sergio Leone

Western / Etats-Unis / 1972 / 2h30 / VOST

Avec James Coburn, Rod Steiger, Romolo Valli  

Mexique, 1913. Juan Miranda, un pilleur de diligences, et John Mallory, un Irlandais ancien membre de l’IRA spécialiste en explosifs, font connaissance. Juan a toujours rêvé de dévaliser la banque centrale de Mesa Verde et voit en John le complice idéal pour son braquage. Tous deux se trouvent plongés en plein cœur de la tourmente de la révolution mexicaine, et Mesa Verde se révèle plus riche en prisonniers politiques qu’en lingots d’or. Malgré eux, les deux amis deviennent les héros d’une guerre qui n’est pas la leur…

Il était une fois la révolution est un véritable chef-d’œuvre, où Sergio Leone sonde à nouveau un fragment de la mythologie américaine à travers un prisme romanesque. Doté de moyens colossaux qui lui permettent d’exprimer pleinement sa vision de cinéaste, Leone, à l’image d’un David Lean, réalise un film énorme, ambitieux, baroque, porté par la musique magnifique d’Ennio Morricone. Le film offre des cadrages sophistiqués en plan-séquence, des décors gigantesques, des morceaux de bravoure toujours imprimés au fond de notre rétine : l’explosion d’un pont de pierre en plein désert, le massacre de masse des révolutionnaires par l’armée mexicaine dans une gare, l’attaque finale du train…

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vendredi 24 mars 2023 à 21h :

Drunk

de Thomas Vinterberg

Comédie dramatique / Danemark / 2020 / 1h57 / VOST

Avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Magnus Millang

Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.

Avec « Drunk », le cinéaste de « Festen » et « La Chasse » signe une comédie dramatique euphorisante sur les plaisirs et les dangers de l’alcool.  Tour à tour angoissé, joyeux, sublime et écorché, Mads Mikkelsen porte le film avec une incroyable subtilité. Une comédie vivifiante et régressive.

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vendredi 7 et samedi 8 avril 2023 à 20h30 à l’Onde

35ème Festival du Court Métrage de Vélizy

Organisé et animé par le Ciné-Club de Vélizy-Villacoublay

Produit par l’Onde – Théâtre Centre d’art de Vélizy-Villacoublay

Vendredi 7 avril : « Femmes, femmes, femmes », Ciné Concert avec Serge Bromberg

Serge Bromberg propose un étonnant voyage au pays des pionnières de l’histoire du cinéma, et revient sur la place des femmes à l’écran pendant le premier demi-siècle du Septième Art. Vous allez découvrir des films invisibles depuis plus d’un siècle dans de nouvelles restaurations. À l’affiche : Alice Guy, la première réalisatrice de l’histoire du cinéma, Chaplin comme vous ne l’avez jamais vu, Loïs Weber, des publicités très « décalées », des héroïnes à couper le souffle, de l’humour électoral, et d’autres films moins politiquement… corrects.

Un voyage extraordinaire dans le temps et la magie du cinéma, pour les enfants et les grands. Un ciné-spectacle merveilleux, euphorisant et passionnant.

Samedi 8 avril : Compétition Nationale

Une nouvelle sélection nationale présente les meilleurs films du moment (comédie, fantastique, drame, animation), en compétition pour le Prix du Public, le Prix d’interprétation et le Prix du Jury présidé par une personnalité du 7ème art.

Trois autres séances sont réservées aux enfants des écoles primaires de Vélizy-Villacoublay.

A l’occasion de cette 35ème édition, plusieurs surprises au programme, dont un atelier de tournage de film d’animation dans le hall de l’Onde !

Tarifs uniques :

vendredi 7 avril et samedi 8 avril à 20h30 à l’Onde : 10 € / forfait 2 soirées : 15 €

Réservations conseillées à l’Onde : 01 78 74 38 60 / labilletterie@londe.fr

 


vendredi 12 mai 2023 à 21h

Barry Lyndon

de Stanley Kubrick

Fresque historique / Grande-Bretagne et Etats-Unis / 1976 / 3h07 / VOST

Avec Ryan O’Neal, Marisa Berenson, Patrick Magee

Au XVIIIe siècle en Irlande, à la mort de son père, le jeune Redmond Barry ambitionne de monter dans l’échelle sociale. Il élimine en duel son rival, un officier britannique amoureux de sa cousine mais est ensuite contraint à l’exil. Il s’engage dans l’armée britannique et part combattre sur le continent européen. Il déserte bientôt et rejoint l’armée prussienne des soldats de Frederic II afin d’échapper à la peine de mort. Envoyé en mission, il doit espionner un noble joueur, mène un double-jeu et se retrouve sous la protection de ce dernier. Introduit dans la haute société européenne, il parvient à devenir l’amant d’une riche et magnifique jeune femme, Lady Lyndon. Prenant connaissance de l’adultère, son vieil époux sombre dans la dépression et meurt de dépit. Redmond Barry épouse Lady Lyndon et devient Barry Lyndon…

Si 2001, l’Odyssée de l’espace avait le mérite de donner à la Science-Fiction cinématographique les lettres de noblesse métaphysique qu’elle méritait depuis au moins Metropolis, Barry Lyndon reste le plus beau chef-d’œuvre de Stanley Kubrick. C’est son film le plus touchant, le plus parfait, le plus riche et surtout le plus humain. Humain, oui, dans la caractérisation de ses personnages, humain dans sa photographie en lumière naturelle, humain dans son récit d’apprentissage digne des plus grandes œuvres littéraires (on flirte parfois avec Stendhal). A l’époque de la sortie du film, tout le monde s’y est trompé, et beaucoup s’y trompe encore. On a qualifié Barry Lyndon d’œuvre cynique alors qu’elle est profondément humaniste et surtout on s’est focalisé sur des détails aussi triviaux (tout en étant essentiels) que la performance du Di Caprio de l’époque, Ryan O’Neal, ou l’utilisation de la pellicule extra-sensible de la NASA pour les scènes éclairées seulement à la bougie.

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vendredi 2 juin 2023 à 21h

Un monde parfait

de Clint Eastwood

Drame policier / Etats-Unis / 1993 / 2h17 / VOST

Avec Kevin Costner, Clint Eastwood, Laura Dern

Texas, 1963. La cavale d’un dangereux voleur récidiviste et de son otage, un jeune témoin de Jehovah qui, le temps de cette folle équipée, va devenir son ami.

Avec Un Monde Parfait, Clint Eastwood pose son regard sur un duo singulier : un bandit en pleine cavale et son otage, un gamin de 8 ans. Poursuivis par des autorités aussi ridicules qu’incompétentes, ces deux gars s’apprivoisent peu à peu. Se tisse entre eux une amitié forte et belle, qui les libère. Ce qui aurait pu être une simple course-poursuite se transforme alors en une aventure humaine bouleversante. C’est là toute la force de ce film.

Cette œuvre lumineuse, dans la grande tradition picturale et littéraire de la culture américaine, (on pense au peintre Hooper, mais aussi à l’auteur Faulkner) reste aujourd’hui l’un des incontournables du père Eastwood, qui allait retrouver ce charme inhérent aux grands espaces américains dans le mélo Sur la route de Madison deux ans plus tard.

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vendredi 16 juin 2023 à 21h

Le Limier

de Joseph L. Mankiewicz

Thriller / Grande-Bretagne / 1973 / 2h18 / VOST

Avec Laurence Olivier et Michael Caine

Sir Andrew Wyke, un riche auteur de romans policiers anglais, a invité Milo Tindle, un coiffeur londonien d’origine plus modeste, à lui rendre visite dans sa somptueuse résidence, aménagée et décorée avec un art consommé du trompe-l’œil. Maniaque de l’énigme et de la mystification, cachant mal son mépris pour ce parvenu dont il connaît la liaison avec son épouse Marguerite, Andrew lui propose de simuler un cambriolage pour toucher l’argent de l’assurance. Milo, impressionné par Wyke, accepte…

Le Limier, c’est un événement qui n’arrive pas souvent dans la vie d’un spectateur. Peut-être même une seule fois. Le dernier chef-d’œuvre de Joseph L. Mankiewicz est un film d’obsessionnel. Propice au fétichisme, il est l’objet cinéphile par excellence : la richesse de ses détails visuels et l’intelligence de son mécanisme dramatique ne s’épuisent jamais, encouragent leur scrutation, leur analyse même, sans que le film ne perde de son intensité ni ne cesse de provoquer stupeur et surprise lorsqu’on le (re)voit. Chef-d’œuvre !

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Vos prochains rendez-vous au Ciné-Club de Vélizy en 2023 :

vendredi 13 janvier, vendredis 3 et 10 février, vendredis 17 et 24 mars, vendredi 7 et samedi 8 avril 2023 (35ème Festival du Court Métrage à l’Onde), vendredi 12 mai, vendredis 2 et 16 juin.


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